Sur les traces des anciens grecs

Publié le par Louis-Philippe

Pour la première fois depuis que je voyage, l'aspect historique et visite était très facilement accessible en Grèce, surtout une fois que je suis sorti des montagnes (m'enfin, des grosses montagnes, ça monte/descend toujours en Grèce!). En fait, afin de ne pas atteindre Athènes trop tôt, j'ai décidé de faire la péninsule de l'Argolide et de prendre ensuite le bateau pour Le Pirée (le port d'Athènes). Première destination: la légendaire Mycènes! Cette cité formait le centre d'un des premier ''empires'' de Grèce, il y a... plus de 3600 ans! (apogée il y a 3300... quand même). Évidemment, les restes sont clairement affectés par le passage du temps, mais le sentiment qu'on a en les visitants est très fort. Cette visite a déclenchée toute une envie de ralentir mn rythme (ça tombe bien, j'ai le temps!).

La soirée même, sur conseil d'un couple australien rencontré au camping, je décide de me rendre à la plage de Nafplio pour y camper. On pourrait penser que la plage d'une ville, il faut descendre pour y arriver non? (Je veux dire, c'est au nieau de la MER!) Et bien, non. À partir de la ville, un gentil col très pentu bloque l'accès à ce sable si désiré! Et il cogne, ce col! C'est don exténué, mais charmé que j'y arrive finalement. Forcément, avec une telle ascensien (ok, ça descend après...), il n'y a pas foule! Je me plante donc près d'un camping car conduit par de sympathiques retraités néerlandais. Leur bouffe est meilleure que la mienne, pas de doute! C'est biend de dormir avec l'odeur d'euchaliptus dans l'air... (je suis campé sous un de ces arbres). Le lendemain, l'objectif est un autre site renommé: les ruines d'Asklepios Epidavros, un ancien sanctuaire à Asklépion, dieu de la guérison (le même qu'à Buthrintot  en Albanie). Sauf qu'ici, c'est énorme! Le clou du spectacle est un gigantesque théâtre où l'on peu grimper... Je suis littéralement tombé en amour avec ce monument. C'est grandiose, magistral et paisible à la fois, avec la vue sur les montagnes au loin... Nostalgie! J'ai terminé la journée sous la tente, sous un olivier (restons Grecs!). Seul hic: je partage mon idylle avec messieurs les cabots, un de chaque côté de la tente, qui semble bien décidé à s'engueuler une partie de la nuit! (ou peut-être que c'est moi qu'ils engueulent, qui sait?). Le lendemain, j'afronte le dernier col sérieux du voyage... c'est de l'autre côté que je sens la nostalgie me prendre. Ça a été toute une aventure! Évidemment, j'ai hâte de revoir les miens, j'en rêve même, mais en même temps je voudrais tellement que ça continue! Y'a un tour du monde qui est plus présent que jamais dans ma tête, surtout après ceci... C'est juste trop bien de voager à vélo! Mais j'y reviendrai.

Heureusement, la vie est bien faite et j'ai eu droit à une belle fin. Ainsi, afin de ne pas revenir directement à Athènes, je décide de prendre une journée sur la petite île de Poros. Une quizaine de kms au menu, donc tout le temps de visiter. Ça commence bien, la vilel de Poros est jolie et l'ile aussi. Les montées sont tout de même raides, mais avec un maximum à 300 m, rien ne m'inquiète. Après avori visité une petite ruine dédiée à Poséidon, je redescend. La vue est à couper le souffle: falaises, péninsule qui se perd dans la mer, petit village et plage en bas... Houla! Pendant la descente, je rencontre un Français à vélo avec qui je passe finalement la journée. Je décide de le suivre sur une piste très rocailleuse qui descend vers le bout de ladite péninsule. Toutefois, au loin des falaises désirées, on tombe sur... des pêcheries. Moins glamour, en plus la chèvre qui s'y trouve décide de m'ataquer lorsque je la repousse de mes provisions! Elle me rentre dans le ventre et me menace de ses sabots! Heureusement, mon Françis réussi à la calmer! Alors, après l'exploit de la remontée (mon acolyte prévoyais louer un scooter, mais ayant oublié son permis de conduire, il s'est rabattu sur le vélo... bravo, on a eu du beau dénivellé!), on décide de redescendre sur la plage, où on dîne, se baigne et se fait bronzer... un véritale petit coin de paradis. Franchement, tout est vraiment plus apprécié quand on peut le partager (je sais, je copie into the Wild...). Finalement, nous nous séparons, lui devant retourner à Athènes et moi m'apprêtant à aller me coucher... à l'ancienne base navale soviétique! Et oui, une très elle ruine sur une plage de sable ou j'ai même vu une pieuvre (ou poulpe? moi et la bio...) Surtout, ma dernière nuit en camping... Je reste un long moment couché sur le quai à regarder les étoiles.
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Publié dans Europe de l'Est 2009

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